03/08/2005

Le roman, Ronsard et Elle

Je n'ai pas l'habitude de dormir avec des femmes( je dis bien dormir car coucher ça généralement je maîtrise plus ou moins)

Hier pourtant grâce au Sctroumpf Chipito (je me comprends), j'ai redécouvert la joie de dormir aux cotés d'une douce jeune fille sans pour autant me ruer d'abord instinctivement sur ses organes reproducteurs puis sur mes cigarettes juste apres (compter généralement 3 bonnes minutes entre les deux stades , mais des longues minutes hien! Celles qu'on compte en 180 scoubidous ou crocodiles) pour lui demander, l'air sûr du mâle triomphant en lui propulsant un nuage bleu dans ses yeux encore humides de joie et de bonheur : "alors , heureuse?" (je sais c'est cliché mais moi qui lit souvent et attentivement la presse féminine , je constate que les vieux trucs reviennent à la mode).

Ne pouvant pas me rabattre sur son sexe ou sur mes vieux trucs, je ré-explorais donc l'ambiance chaste et virginale du roman galant (sans l'armure -bien que je sentais néanmoins bien l'épée- ).

C'était bien, la Damoiselle était douce et sa main chaude sur ma poitrine m'a fait du bien.

Mon nez fouillant son coup pour en capturer son odeur avant de m'endormir a beaucoup aimé aussi.

A chacun des réveils fréquents que sa couche minimaliste m'imposait je la regardais dormir et je me sentais content de la connaître.

Content d'être auprès d'elle dans ce moment fugace que le soleil du matin ou un lumbago fulgurant allait bientôt m'enlever.

C'est aussi bateau, mais j'aime la voir dormir .

J'adore ça autant que je l'adore, avec sa façon de lever le menton et pointer son nez vers le haut, comme si elle cherchait à humer l'air chargé de nos odeurs.

J'aime sentir que sa main me cherche quand ,assoupie, elle change de position.

J'aime sentir ses hanches reculer pour se lover contre moi quand je suis derrière elle, la chaleur qu'elle dégage me trouble..

J'aime voir son sourire quand au matin elle me distingue au travers de ses paupières mi-closes, debout à ses cotés, la scrutant avant de m'enfuir.

Remarquez, comme l’a dit Ronsard dans les sonnets pour Hélène, œuvre majeure s’il en est, qui trône en permanence sur ma table de chevet :

«Si c'est aimer que de suivre un bonheur qui me fuit,
De me perdre moi même et d'être solitaire,
Souffrir beaucoup de mal, beaucoup craindre et me taire,
Pleurer, crier merci, et m'en voir éconduit
Ton affaire je devrai te faire
Et cent grammes mettre vite dans ton derrière »

Y’a pas a dire Romantisme quand tu nous tiens…

16:49 Écrit par Barbidur | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

cher babidurique Mais comme tout cela est touchant , c’est exactement ce que nous les femme aimons lire de vous . pourquoi cela vous est il si difficile de le dire face a face ,
J’avoue que les mufles nous attirent particulièrement , mais un mufle qui cause c’est le rêve !
J’ai parcourue attentivement votre blog ,,,, et j’apprend beaucoup de chose . ai l’impression de me trouver de l’autre cote de la frontière obscure du vestiaire garçon . la ou ils se promènent tous nu avec des grosses blagues grasses .
Bon any way , je me suis permise de donner votre adresse a mes copines sur mon blog .

Écrit par : zelda | 23/08/2005

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